Sport-Caf : Moise Katumbi, la passion du football
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Nouveau membre de la commission marketing de la CAF, Moïse Katumbi est un personnage à bien des égards singulier. La veille de la réunion du 7 septembre au Caire, il était encore au stade Kibasa Maliba de la commune de la Kenya, à Lubumbashi pour assister au 5e sacre national de son club, le TP Mazembe.
Vainqueur 4 buts à 1 de la finale aller, le club, connu à ses origines sous le nom de Tout Puissant Englebert, n’a laissé aucun espoir au FC St Eloi Lupopo, autre équipe de Lubumbashi, lui infligeant une seconde défaite , cette fois sur le core de deux buts à O. Beaucoup pensaient qu’il n’assisterait pas à la réunion du Caire. Moïse Katumbi, pour rien au monde, ‘aurait manqué ce rendez-vous, cette première entrée dans la famille de la CAF.
Moïse Katumbi ne cache pas sa grande passion pour le football. « A 17 ans et demi, je m’occupais d’une équipe de jeunes, les Corbeaux, qui constituait déjà la pépinière du TP Mazembe. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours appartenu à ce club. C’est ma marque de fabrique » lâche-t-il d’une voix douce, le regard souriant, chaleureux, fier d’être en quelque sorte convoqué au siège de la CAF. Une reconnaissance pour cet homme de 45 ans, aux allures de chef d’entreprise. Ce qu’il est. Après des études de pédagogie, je n’ai enseigné qu’une seule année, je me suis rapidement tourné vers les affaires. Mon père était dans l’agro-alimentaire, mais sa devise était je me suis fait moi-même, mes enfants se feront eux-mêmes. Il a surtout aidé ceux qui en avaient besoin, les plus démunis. J’ai commencé dans ce secteur puis je me suis lancé dans le génie civil, le matériel utilisé pour extraire les minerais ». Il sourit, « le Katanga, explique-t-il, est le scandale géologique de l’Afrique. On y trouve le minerai à portée de main ». Mais le football, c’est sa respiration quotidienne. Plongez dans le coffre de sa voiture, vous y découvrirez, avec étonnement, des ballons et des ballons de football, « je les distribue spontanément aux gamins des rues, c’est ce dont ils ont le plus besoin pour taper dans un vrai ballon ». Les jeunes, cela fait partie de son credo. Il le observe, il les juge, il les recrute pour ses sélections de jeunes, car chez lui le football démarre dès l’âge de 9-10 ans. » Ce n’est qu’à ce prix qu’on peut bâtir un véritable club. J’ai regardé ce que faisaient les autres pays. Je me suis rendu compte que je n’étais pas si éloignés d’eux ». Poser les fondations, semer, entretenir la semence, pour, au final, récolter. Moïse Katumbi n’est pas pressé. Il a d’abord été vice-président de Mazembe de 1992 à 1997 puis président. « Petit à petit, nous faisons notre chemin dans la cour des Grands. Notre réussite, encore modeste, repose sur ce travail à la base. Notre chance, c’est d’avoir su garder les joueurs que nous avons formés. Ils sont ensemble sur le terrain, c’est pour cela qu’ils sont très solidaires sur le terrain ».
Homme de football, homme d’affaires, homme politique. C’est le troisième habit de Moïse Katumbi. Gouverneur de la province du Katanga, connue pour être la plus riche par la richesse de son sous-sol de la République Démocratique du Congo. « Ce n’est pas une sinécure », avoue-t-il posément. « Ce sont d grosses responsabilités. Et, au départ, je ne suis pas du tout un homme du sérail. Cela m’est tombé dessus comme un ballon dégagé en chandelle ». Pas question pour lui de sacrifier le football, de se désengager de Mazembe. « Je les ai prévenus. Dans le football, je prendrai le plus grand soin de tous les clubs du Katanga, mais je resterai d’abord supporter de mon club. Vous ne me ferez pas changer » Et ce n’est pas la cinquième couronne de son équipe dans la 14e Ligue nationale, qui par parenthèse lui permet d’égaler le record du Daring Club Motema Pembe, qui le fera changer ». « Je suis né TPM, je mourrai TPM ». Mais il sait se démener pour s province. Il a rénové le stade de la Kenya à Lubumbashi, ceux de Kolwesi et de Likasi, deux villes d’où sont issus quelques uns des meilleurs joueurs du pays. Il fait construire un stade omnisports, en plein air, pour le basket, le hand, etc… « Je suis sportif avant tout ». Avant ses fonctions de gouverneur, il consacrait plus de 90% de son temps au sport. « Désormais, ce n’est plus que 35% », regrette-t-il.
La réussite de son club, sa montée en puissance depuis quelques saisons, il l’apprécie. Il est fier d’avoir fourni onze joueurs à la sélection nationale victorieuse du premier Championnat d’Afrique des Nations au début de cette année en Côte d’Ivoire. Et maintenant, il espère, mais sans le clamer, toucher au but dans la Ligue des champions 2009. « Qui n‘en rêve pas ! », dit-il de sa voix douce et posée et ce regard en quête de connaissance. Il faut dire qu’il a mis des moyens pour bâtir ce que certains qualifieraient de mini-empire. « Notre budget annuel est cette année de cinq millions de dollars, contre 3,6 la saison passée. Le plus bas salaire est de 5000 dollars mensuels. Avec les primes, certains ont touché depuis le début de la Ligue un coquet pactole, environ quatre vingt mille dollars ».
Moïse Katumbi reconnaît volontiers que sans mécénat son club ne pourrait pas vivre, « nos recettes sont maigres ». Peut-être qu’avec une belle réussite en Ligue des champions, la notoriété atteindra-t-elle ce club au passé glorieux à la fin des années soixante. Moïse Katumbi l’espère. « Pour l’image du club, pour l’image du pays. Pour donner confiance à notre jeunesse ». On l’a compris, ce n’est pas le poltique qui parle puisqu’il ne cesse de le répéter, son amour, c’est le football.
Caf.com/Congosport.net
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« Vous êtes une fierté pour le Katanga en particulier et pour le Congo en général.Nous nous souviendrons toujours de ce que vous avez fait! C'est un esprit vraiment positif! Les autres se contente des ... »
Denis, Greensboro,USA


